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Parcours du jeune docteur congolais à l'origine du covid-organics; cette tisane qui guérit les malades atteints du covid-19

Le docteur Jérôme Munyangi est diplômé en Médecine à l’Université de Kinshasa, il a obtenu un Master à l’Université Paris Diderot et un autre à l’Université d’Otawa. En 2011, il a été recruté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme chercheur sur les maladies tropicales négligées.
 
Il a eu à travailler durant 6 ans sur un traitement alternatif contre le paludisme à base d’une plante dans son pays en République démocratique du Congo (RDC), 3ème pays d’Afrique le plus touché par cette maladie, après le Nigeria et le Mozambique.Ses recherches furent concluantes et contre toute attente, l'OMS, la France, la Belgique et d'autres organisations internationales s'y opposent face à l’efficacité du traitement à base d’Artemisia, plante avec laquelle les chinois se soignent depuis plus de 2000 ans pendant que le fléau continue de s’abattre sur les populations concernées.
 
En 2015, le jeune chercheur a commencé à subir des menaces de revendeurs de médicaments qui travaillent à vrai dire avec des firmes pharmaceutiques indiennes et chinoises et qui sont installées un peu partout dans nos différents pays africains. Ces firmes sont reconnues pour être impliquées dans le trafic de médicaments falsifiés. Malgré sa résistance à ces attaques de l’oligarchie occidentale, le Docteur Jérôme fût empoisonné. Ayant vite comprit les enjeux de la situation, il s'envola courant 2016 pour le Canada où après des examens cliniques sur son état de santé, il a été découvert qu'il avait des ulcères dans l’estomac interne perforé. Une fois guérit, il rentra dans son pays natal.
 
En mars 2019, les autorités policières congolaises le fait arrêté arbitrairement et illégalement, puis retenu pendant 3 jours par la police, sans aucune plainte ni mandat, Il fut relâché. Craignant pour sa vie, et pour des raisons de sécurité, le jeune chercheur s'exila en France.
 
Une fois en France, le Docteur Jérôme Munyangi va entré en contact avec une ONG française, La maison de l’Artemisia, avec laquelle il va travailler et qui fait la promotion de cette plante pour promouvoir un traitement efficace et accessible à la population pauvre et démunie d’Afrique.
 
Il est bon de noter que les travaux sur cette plante du Docteur ont commencé en 2014. En effet, en 2012 encore étudiant à la faculté de médecine au Congo, il avait l’habitude d’organiser des journées de réflexion scientifique à Kinshasa où il réunissait des étudiants, professeurs et chercheurs pour débattre sur les questions de maladie et d’actualité scientifique. Un jour,etant tombé malade de la malaria et, à l’hôpital on lui proposa un traitement à la quinine. Mais ne supportant pas cette molécule dont il connait les effets secondaires. Il demanda à un ami médecin s’il existait une autre alternative. Ce dernier lui a répondu et je cite : « J’ai des gélules qui viennent du Luxembourg, c’est de l’Artemisia. » Devant l’insistance de son ami médecin, il accepta les gélules et 3 jours après il se sentait très bien. Son ami médecin le conseilla de poursuivre le traitement jusqu’au 7ème jour. Le 8ème jour, au laboratoire à Kinshasa où il avait accès, il analysa et constata que son sang était semblable à celui de quelqu’un qui n’avait jamais vécu dans une zone endémique. En 2014, il se rend en France pour faire son master en biologie synthétique sous la tutelle des universités Paris VII et Paris V. Cet ami médecin qui l'avait soigné au Congo en 2012, écrivit à son professeur au Luxembourg pour le prévenir de l'arrivée en France du jeune étudiant Jérôme. Ce professeur alors adressa à la docteure Lucile Cornet-Vernet, fondatrice de l’association Maison d’Artemisia, pour lui dire qu’un médecin congolais ayant déjà expérimenté l’Artemisia était en France et qu’ils pourraient lui proposer un thème de recherche en rapport avec cette plante. Mais pour le réseau de défense de l’Artemisia, le jeune médecin était considéré comme une « taupe » puisqu'il avait déjà travaillé avec l’OMS,cette organisation qui ne recommande plus l’utilisation de la tisane d’Artemisia, suite à quoi la France et la Belgique l’ont interdit. De plus, malgré qu'il a gardé toujours, de bonnes relations avec tous ceux qui l'ont encadré à l’OMS et qui occupent des postes de décision en Afrique, il était donc peu recommandable, voir indésirable. Mais la docteure Lucile Cornet-Vernet avait une autre vision des choses, elle l'invita à son cabinet à Paris et ils ont eu enfin à travailler sur l’Artemisia.
 
Leur étude consista à travailler sur un modèle animal, la paramécie, qui pousse un peu partout dans les eaux usées. Celle-ci a les spécificités moléculaires du plasmodium, l’agent causal de la malaria. La paramécie est utilisée pour évaluer le dosage des médicaments. Ils sont parvenus à des résultats concluants à partir desquelles ils ont fait des essais biologiques et cliniques.
 
Pourquoi le jeune chercheur africain est combattu? et surtout pourquoi la France, la Belgique et l'OMS interdisent l'utilisation de cette plante?
 
EXPLICATION DU DOCTEUR JÉRÔME
 
" L’OMS est un organe qui régule les questions de santé en se basant sur les études d’experts, d’instituts de recherche et de scientifiques. L’OMS peut être induite en erreur par des scientifiques selon leurs positionnements ou leurs intérêts. On sait qu’aujourd’hui toutes les recherches scientifiques y compris celles des écoles de médecine, sont financées en grande partie par les firmes pharmaceutiques attentives à leurs intérêts. L’OMS, dans son communiqué de juin 2012, ne recommande pas l’utilisation de l’Artemisia annua, sous quelque forme que ce soit, y compris le thé, pour le traitement ou la prévention du paludisme. L’OMS a pris cette décision un peu hâtivement et a insisté sur la résistance au traitement, sans se référer aux documentations scientifiques qui existent depuis longtemps. En conséquence, la France et la Belgique ont appliqué à la lettre cette recommandation de l’OMS en allant jusqu’à l’interdiction formelle.Pourtant, la plante se trouve facilement A Paris, on la retrouve le long de l’autoroute qui mène vers Lille. En Afrique nous avons une variété, l’Artemisia afra, qui pousse partout, c’est une plante endémique, autochtone, connue des populations indigènes.La malaria fait partie du business. Les multinationales occidentales perdent beaucoup d’argent sur le traitement de la malaria en Afrique. Ces firmes pharmaceutiques ont du mal à écouler leurs produits en Afrique parce que le continent est devenu le monopole des Chinois et des Indiens. La France, la Belgique, Interpol en général, travaillent en collaboration avec les fédérations internationales de douanes contre le trafic de médicaments falsifiés. La production légale de médicaments en Europe représente près de 1.000 milliards d’euros, la production de faux médicament représente 70 ou 200 milliards."
 
Nous le rappelons que la Chine depuis plus de 2.000 ans, utilise l’Artemisia annua et qui est entrée dans l’histoire du siècle dernier lorsque, pendant la guerre du Vietnam (1959-1975), la plante était préconisée aux soldats nord-vietnamiens décimés par le paludisme pour se soigner avec un certain succès. De leur côté, les États-Unis, également affecté par la maladie, avaient recours à un traitement à la méfloquine, connu sous le nom commercial de Lariam®, efficace mais non dépourvu d’effets secondaires neuropsychologiques inquiétants : cauchemars, perte de mémoire, paranoïa, dépression et pensées suicidaires… Ce traitement à base de mefloquine a pourtant été largement utilisé par les troupes états-uniennes lors de déploiements en Afrique, en Irak et en Afghanistan. Comment comprendre que la méfloquine (Lariam® 250), produite par la société suisse Hoffmann-La Roche, soit toujours recommandée par l’institut Pasteur malgré ses effets secondaires, alors que l’Artemisia ne l’est plus par des organisations internationales comme l’OMS ? Cette question doit nous interpeller et surtout nous africains chaque jour. Pourquoi cette politique de deux poids, deux mesures de notre organe régulateur de la santé mondiale, l’OMS, de tous les instituts de recherche aujourd’hui dans le monde et des gouvernements et décideurs politiques africains ? Le Lariam®, dont les effets secondaires dévastateurs sont incomparables avec la plante est un exemple emblématique. Si on compare le risque-bénéfice du Lariam® avec la tisane d’Artemisia, il est certain qu’une majorité de personnes opteraient pour la tisane parce qu’il y a beaucoup de risques à prendre le Lariam®. Il est inimaginable qu’on préconise le Lariam® et qu’on interdise l’Artemisia.
 
Souvenez-vous qu'en 2001, l’OMS déclarait que l’artémisinine représentait « le plus grand espoir mondial contre le paludisme ». Finalement, en juin 2012, dans un communiqué, l’OMS déconseille son utilisation. Pourtant, en 2015, Tu Youyou est devenue le premier prix Nobel de médecine chinois pour avoir démontré son efficacité dans les traitements antipaludéens. Comprenez le jeu trouble de l'OMS. C’est juste une question d’intérêt financier parce que des milliards de dollars sont en jeux.
 
N.B: Il est bien de savoir que c'est ce jeune chercheur congolais qui aida le gouvernement Malgache à travers la solution Covid-Organics, à base d’artemesia et élaboré par l’IMRA.

 

 

SOURCE : Oeil d'Afrique
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